Bruno Doucey
Où que j’aille
Parution le 9 janvier 2026
IBSN 978-2-487817-20-3
288 pages
21,90 euros
Printemps 1941. Les troupes aéroportées de Hitler fondent sur l’île de Crète. Tandis que la Grèce a capitulé face aux nazis et que Hitler mise sur une victoire éclair, les Crétois résistent. La jeune Zena, étudiante à Réthymnon, sait qu’elle ne peut pas rester en ville. Elle fuit devant la menace et tente de rejoindre sa famille sur les hautes terres de l’Est. En route, elle choisit non pas de prendre les armes mais de se servir de ses jambes pour transmettre au maquis des informations cruciales. Elle court, elle court à travers la montagne, défiant l’ennemi dont elle décuple la rage, sans se rendre compte qu’elle va aussi à la rencontre d’elle-même. Où qu’elle aille, Zena est une flèche qui traverse la nuit. La guerre transforme sa vie en destin.
Par la magie de son écriture, Bruno Doucey, romancier, poète et éditeur de poètes, nous embarque dans un voyage dont on ne sort pas indemne. Où que j’aille est un immense roman de résistance, un hymne à la liberté et à la vie.
Bruno Doucey est romancier, poète et éditeur. Après avoir dirigé les éditions Seghers, il fonde en 2010 une maison d’édition vouée à la défense des poésies du monde et aux valeurs militantes qui l’animent.
Pour lui, la montagne est un lieu de vie, qu’il s’agisse du Jura où il est né en 1961, des Alpes qu’il a souvent arpentées ou de la Crète où il a élu domicile. Et il perçoit la littérature comme un voyage par lequel nous métissons nos héritages culturels et humains et un acte de résistance. Ses romans mettent tous en scène des personnages qui défendent la liberté.
Où que j’aille est son deuxième roman publié aux éditions Emmanuelle Collas après Indomptables (2024).
« Nous courons en silence, l’un derrière l’autre, comme deux chevaux libérés du corral. Je sens la chaleur monter dans mon corps, la sueur perler à mon front, les muscles de mes jambes se tendre sous l’effort que réclame la pente. De temps à autre, le souffle de Yorgos caresse ma nuque. Le chemin monte maintenant en direction du premier sommet que je dois franchir. Buste tendu vers l’avant, j’avale ce versant de la montagne mètre après mètre, expiration après expiration, sans songer aux deux autres cols qu’il me faudra atteindre. » — Bruno Doucey



