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Belles de Sang

Belles de sang est un roman de la faiblesse humaine, de la dépréciation et de l’épreuve sociale... mais c’est un roman qui montre également comment on continue malgré les obstacles, un roman incroyablement humain, qui ne laisse pas de place aux monstres, mais montre que le Mal n’existe pas à l’état pur, ou si peu - seul un personnage, de scientifique nazi évidemment, en semble l’émanation direct. (…) c’est incroyablement beau ce qui se produit au fil de la lecture, lorsque le lecteur, après une période de réglage plus ou moins longue, entre en harmonie avec les flots de pensées, se laisse bercer par une narration qui, si elle paraissait de prime abord saccadée, chaotique, se révèle enfin dans toute sa puissante harmonie. L’émotion n’a fait que monter en moi au fil de la lecture jusqu’à ce que le destin de chaque personnage se dénoue dans une apothéose empathique... bref, tous ces grands mots pour vous dire que j’ai eu la larme à l’œil durant toute la fin du roman, et que j’ai même bien pleuré lorsque l’autrice évoque la mort d’un personnage en une phrase à peine. - Julien Delorme

Avec Belles de sang, Inga Gaile fouille l’indicible : Ravensbrück vu depuis l’intérieur, au ras des corps, au bord de l’effondrement. La romancière ne reconstitue pas : elle plonge. On suit Violette, détenue politique, dont la conscience vacille tandis que la réalité se fissure. - Actualitté

Sans Eden

Un roman mêlant tragique et comique en jouant avec les codes de la littérature de genre. Ainsi élabore-t-elle une fiction qui, sous des dehors simples et avec une écriture sans apprêt, cache une réelle sophistication. Le texte fonctionne sur un système de correspondances, d’échos, de jeux avec les mots, les noms et les prénoms qui préparent les surprises qui attendent le lecteur. - Humanité

Sans Eden nous fait emprunter des chemins tortueux qui côtoient le vide. Un livre en deux temps, parfois angoissant où le huis clos n’est pas forcément celui que l’on pense. Un ouvrage où la première partie vit au rythme de ces fantômes, avant que le voile ne se déchire et livre une réalité bien plus simplement cruelle où tout s’accélère. Un premier roman en deux temps où la patience est de mise. - Corse Matin

Avec ce premier roman d’une rare maîtrise, envoûtant et haletant, Maïa Thiriet joue avec nos nerfs. Un huis clos aux airs de thriller dans lequel l’amour et la folie ne sont jamais très éloignés. - Ici Paris

Pour son entrée en littérature, Maïa Thiriet brouille les frontières. Sans Eden est sans doute un texte de genre – mais lequel ? tout au long du livre, le lecteur hésite, redoute, croit débusque… Roman fantastique, chronique tragi-comique de bobos confinés, thriller domestique, fable gothique ? La force même de ce huis clos entre un père et son fils en pleine pandémie réside dans la tension permanente qui tient à la fois du cauchemar et de la comédie. - Tribune du dimanche

Un roman en décalage qui pose les faits presque en apesanteur sans jamais en diminuer l’intensité comme les nourrissant de l’intérieur, d’autant que presque tout nous est donné à voir. L’auteure issue du monde du cinéma réussit ce mariage subtil entre écriture et image. Un texte qui peut être lu comme un long plan séquence. - Libération

Irina, un opéra russe

Irina, un opéra russe est une fresque puissante sur la rémanence du passé et la manière dont les vivants portent, souvent sans le savoir, les fantômes de l’Histoire. En liant le destin d’une cantatrice de Leningrad à la mémoire de la famine kazakhe et à l’exil d’un intellectuel algérien, Anouar Benmalek tisse des correspondances inattendues entre les géographies et les époques. Le roman laisse une trace profonde par sa capacité à incarner dans des destins singuliers les grandes tragédies collectives, et par sa conviction que l’art, même s’il ne sauve de rien, demeure le lieu où la dignité́ humaine peut encore se chanter. C’est une œuvre dont la musique, à la fois déchirante et lumineuse, continue de résonner bien après que le rideau est tombé. – Mare Nostrum

Dès les premières pages, le lecteur est happé par la rencontre improbable entre Irina, soprano aux rêves de grandeur, et Walid, jeune étudiant franco- algérien en visite à Leningrad en 1978. Devant l’entrée du musée de l’Ermitage, Irina lui demande son aide pour accéder à la « petite salle italienne » où se cache un Caravage mystérieux. Puis elle disparaît, laissant Walid épris et fasciné, lancé sur une quête qui traversera quarante années et des continents. La force du roman réside dans la capacité de Benmalek à mêler romance intime et fresque historique. Walid tombe amoureux d’Irina Rostova, jeune chanteuse prometteuse, mais le destin décide de les séparer. Quarante ans plus tard, il revient à Saint-Pétersbourg dans l’espoir de retrouver son premier amour. - Matin d’Alger

Lorsqu’en 1978 une jeune femme fantasque s’agrippe à lui pour griller la politesse aux nombreuses personnes qui font la queue devant le musée de l’Ermitage, à Leningrad, Walid, jeune étudiant algérien, ne se rend pas compte tout de suite que l’amour vient de lui tomber dessus. Non pas une simple promesse de liaison, mais une passion qui lui fera dire qu’il est prêt à mourir pour elle. Ce roman d’Anouar Benmalek (L’Amour au temps des scélérats), mathématicien dans une université parisienne, qui a longtemps vécu en URSS, est le récit d’une fusion amoureuse qui s’étire sur plusieurs décennies. - Télérama

Loin de se limiter à l’histoire de l’amour empêchée entre Walid et Irina, ce livre investit deux questions fondamentales qui interpellent notre époque – affreusement lacérée par les sidérations que provoquent les entreprises annihilatrices et génocidaires menées par les puissances coloniales et impériales – : jusqu’à quel point mener le consentement à l’euphémisation et à la négation des crimes de masse ? Et quelles réceptions possibles pour une œuvre artistique quand se rencontrent, dans un contexte asymétrique, les descendants des victimes et des bourreaux ? - El Watan

Heureuse surprise que cette histoire dont on pouvait légitimement se méfier en raison d’un sentimentalisme exacerbé. Il faut avoir bien du talent pour faire qu’une telle bluette soit plausible, mieux encore, captivante. Il est vrai que, fin connaisseur du monde slave, l’auteur y introduit un épisode peu connu du stalinisme : le génocide des nomades du Kazakhstan affamés en vue d’imposer la collectivisation des terres. Un roman plus profond qu’il n’en a l’air. - Le Figaro Magazine

À Leningrad en 1978, les conditions de vie sont rudes, mais Irina ne vit que pour une chose : devenir une grande soprano. Walid, Algérien boursier en fin de thèse, ne vit, lui, que pour Irina. Bien des surprises et des déconvenues attendent la jeune femme, qui est très proche de Vladimir, son grand-père adoré. Le destin tragique, romanesque et imaginaire de ces trois personnages se heurte à l’histoire de la Russie, particulièrement celle du Kazakhstan dans les années 1830, lorsqu’une politique de sédentarisation du peuple fut menée par les Russes, d’une cruauté inouïe. - Femme actuelle

Agréablement riche en références historiques et éminemment dense en émotions littéraires, Irina, un opéra russe est l’un des rares romans qui donnent à voir la Russie soviétique par le biais du regard d’un ancien boursier algérien. Loin de se limiter à l’amour empêché entre Walid et Irina, Anouar Benmalek, enseignant-chercheur dans une université parisienne, membre fondateur, après les révoltes d’octobre 1988, du Comité algérien contre la torture, fin connaisseur de la langue et du monde russe, complexifie son exploration romanesque des géographies et des formes de la violence. Dans cette nouvelle œuvre, deux questions fondamentales interpellent notre époque fortement marquée par les sidérations des entreprises annihilatrices et génocidaires : jusqu’à quel point mener le consentement à l’euphémisation et à la négation des crimes de masse ? Et quelles réceptions possibles pour une œuvre artistique quand se rencontrent, dans un contexte asymétrique, les descendants des victimes et des bourreaux ? - En attendant Nadeau

Les silences de Pietrasecca

L’œuvre d’Alexandre Bertin a été récompensée dans la catégorie roman du prix Mare Nostrum. Le jury salue un livre qui affronte « la part la plus sombre de l’histoire italienne et donne voix aux femmes qui refusent le silence. En suivant Lorena, militante engagée pour un avortement libre et médicalisé, le livre fait de la Méditerranée non plus un mythe, mais un champ de bataille pour les droits et la vérité ». - Livre Hebdo

Avec Les silences de Pietrasecca, Alexandre Bertin s’éloigne volontairement des images de carte postale. Le roman explore les blessures profondes du Latium, ravivé par les viols perpétrés en 1944 par des soldats marocains – les tristement célèbres « Marocchinate ». À travers ce récit, l’auteur exhume un pan occulté de l’histoire italienne, mêlant post-fascisme, violence institutionnelle et domination judiciaire. Le fil narratif suit Lorena, militante déterminée qui se bat, dans les années 1970, pour l’accès à un avortement sûr et encadré. Sa trajectoire — intime, politique, souvent heurtée — devient le prisme par lequel le roman transforme la Méditerranée : non plus un décor fantasmé, mais un territoire où s’affrontent droits, mémoire et vérité. Une manière de rappeler que la littérature peut encore bousculer les angles morts du passé… et du présent. - Actualitté

Entre récit initiatique et roman politique, Les silences de Pietrasecca tisse une intrigue haletante dont chaque détour dévoile un pan du passé refoulé. Alexandre Bertin orchestre un jeu de révélations successives qui éveille les thématiques centrales du roman : violence, filiation, mémoire collective. Un récit où le personnel et le politique se superposent sans jamais se dissoudre. - Mare Nostrum

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⟶ Les coups de cœur des libraires

Sans Eden

« J’ai beaucoup aimé son livre et le suspense que l’on ressent durant tout l’ouvrage. Ce que j’ai le plus apprécié, c’est la manière dont elle transmet les émotions des personnages, ainsi que leurs pensées intérieures. J’ai une petite préférence pour le personnage du père qui, malgré sa dépression...

Irina, un opéra russe

« À la fois fresque politique grinçante, chant d’amour mais aussi conquête désespérée de liberté et uchronie brillante, Irina est un roman inclassable, d’une force étonnante » - L’Autre Librairie, Angoulême

« Au sommet de son art, Anouar Benmalek use d’un imaginaire exceptionnel et d’une langue puis...

Les silences de Pietrasecca

« Les Silences de Pietrasecca nous propose un joli voyage dans l’Italie rurale des années 1970. Au travers de la quête d’identité de Lorena, c’est toute l’histoire contemporaine du pays qui est revisitée. Entre les non-dits de l’Histoire et les secrets de famille, Alexandre Bertin nous interroge sur les notions de filiation e...

Indomptables

Trois vies, trois destins : un boxeur champion du monde qui se bat pour son pays l’Ukraine, une jeune Népalaise devenue enfant-soldat et une femme à Marioupol qui doit se protéger des frappes russes. Leurs points communs ? L’envie de lutter et de liberté. - Librairie Garin, Chambéry

Entre fiction et biographies, B...

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⟶ Nos prix

Anouar Benmalek

L’amour au temps des scélérats

 Grand prix SGDL de la Fiction 2022

Marie Bardet

À la droite du père

 Finaliste prix Senghor 2018
 Sélection printemps Renaudot 2018

Selahattin Demirtaş

L’Aurore

 Prix Montluc 2019 Résistance et liberté
 Prix Lorientales 2019
 Finaliste prix Médicis étranger 2018

Selahattin Demirtaş

Et tournera la roue

 Sélection prix Médicis étranger 2019

Sabrina Kassa

Magic Bab el-Oued

 Finaliste prix Senghor 2019

Grażyna Plebanek

Furie

 Sélection prix du livre de poche 2020
 Sélection prix de étudiants français 2020

Mutt-Lon

Les 700 aveugles de Bafia

 Sélection prix Ouest France Étonnants voyageurs 2020

Prajwal Parajuly

Fuir et revenir

 Prix littéraire de la Chambre de commerce et d’industrie franco-indienne (CCIFI) 2022
 Finaliste prix Émile Guimet de littérature asiatique 2020
 Sélection prix du Meilleur livre étranger 2020

Sema Kılıçkaya

La langue de personne

 Prix France-Turquie 2019

Khalil Diallo

L’odyssée des oubliés

 Prix littéraire Ahmed Baba 2021

Djaïli Amadou Amal

Les impatientes

 Prix Métis des lycéens 2021
 Prix de l’Association internationale des maires francophones 2021
 Prix de la Femme d’influence 2021
 Choix Goncourt de l’Algérie 2021
 Choix Goncourt de la Tunisie 2021
 Choix Goncourt de la Serbie 2021
 Choix Goncourt de la République Tchèque 2021
 Choix Goncourt de la Grèce 2020
 Choix Goncourt de l’Orient 2020
 Choix Goncourt du Royaume-Unis 2020
 Prix Goncourt des lycéens 2020

Walid Hajar Rachedi

Qu’est-ce que j’irais faire au paradis ?

 Finaliste prix Goncourt du premier roman 2022
 Sélection prix Orange 2022

Selahattin Demirtaş

L’Aurore

 Prix Montluc Résistance et liberté 2019
 Prix Lorientales 2019

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